<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>_juste comme &#xe7;a, un peu pour rien.</title><link>http://twentythreehours.canalblog.com/</link><description>.</description><language>fr</language><lastBuildDate>Sun, 08 Nov 2009 05:54:06 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>_prose de printemps.</title><dc:creator>_sophie</dc:creator><link>http://twentythreehours.canalblog.com/archives/2008/12/22/11830962.html</link><comments>http://twentythreehours.canalblog.com/archives/2008/12/22/11830962.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://twentythreehours.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/11830962/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://twentythreehours.canalblog.com/archives/2008/12/22/11830962.html</guid><description>&lt;p&gt;vivre ici n&apos;a pas toujours &#xe9;t&#xe9; facile. il a fallu quitter tout le monde. t&#xe2;che impensable mais primordiale. dans le but de se reconstruire et de profiter du bonheur &#xe0; nouveau. dans l&apos;optique de revivre normalement, un jour. ne plus se pr&#xe9;ocuper des d&#xe9;tails futils. ne plus penser &#xe0; lui. impensable. indispensable.&lt;br /&gt;les jours ont pass&#xe9; et tu t&apos;es habitu&#xe9;e. nouvelle vie. nouveaux amis. nouvelle personne.&lt;br /&gt;tout n&apos;a pas &#xe9;t&#xe9; rose. les larmes ont souvent coul&#xe9;. mais tu as r&#xe9;ussi.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;malgr&#xe9; le temps qui passe, tu l&apos;as dans la peau. impossible de l&apos;oublier. en d&#xe9;pit des nombreuses tentatives. toutes infructueuses.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;il est partout. &#xe0; chaque coin de rue. chaque arr&#xea;t de m&#xe9;tro. chaque feu qui passe au vert, inlassablement. dans chaque espoir que vous avez eu, &#xe0; vouloir y croire si fort. chaque tasse de caf&#xe9; que tu bois pour ne pas sombrer. chaque pull que tu fais glisser le long de ton ventre. chaque &#xe9;charpe dans laquelle tu te plonges pour te rassurer. chaque drap froiss&#xe9; apr&#xe8;s l&apos;acte. dans chaque gar&#xe7;on portant le m&#xea;me parfum. chaque caresse d&apos;inconnus que tu repousses. chaque main tendue que tu refuses. chaque rire que tu aimerais avoir lorsqu&apos;il n&apos;est pas l&#xe0;. chaque flocon qui tombe &#xe0; la commissure de tes l&#xe8;vres. dans chaque chaque larme que tu dissimules. chaque instant perdu lorsque tu n&apos;es pas &#xe0; ses c&#xf4;t&#xe9;s. chaque dialogue de cin&#xe9;ma que tu aimerais &#xe0; nouveau vivre avec lui. chaque baiser que tu refuses. &lt;br /&gt;tout te ram&#xe8;ne &#xe0; sa pens&#xe9;e.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;ce sera lui. ou rien. &lt;br /&gt;le n&#xe9;ant.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 22 Dec 2008 04:52:34 GMT</pubDate></item><item><title>_point.</title><dc:creator>_sophie</dc:creator><link>http://twentythreehours.canalblog.com/archives/2008/12/22/11830935.html</link><comments>http://twentythreehours.canalblog.com/archives/2008/12/22/11830935.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://twentythreehours.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/11830935/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://twentythreehours.canalblog.com/archives/2008/12/22/11830935.html</guid><description>&lt;p&gt;Alors quoi ?&lt;br /&gt;c&apos;est &#xe7;a que tu souhaites ?&lt;br /&gt;devenir cette personne insipide que tu as toujours refus&#xe9; d&apos;&#xea;tre ? tu sais tr&#xe8;s bien que c&apos;est la pire chose qu&apos;il pourrait t&apos;arriver. ne plus rien ressentir. tu te dis que &#xe7;a te fera moins souffrir, certes. mais tu te trompes. viendra un moment o&#xf9; tu comprendra quelle erreur tu as faite.&lt;br /&gt;alors voil&#xe0;. c&apos;est &#xe7;a que tu veux ? la vie telle que tu la con&#xe7;ois.&lt;br /&gt;devenir la fille vide que tout le monde ignore ? celle qui passe inapercue et se complait dans cette situation ? je dis non. je refuse que tu deviennes cette personne. tu as du ouvrir tellement de portes pour en arriver l&#xe0;. tu as du subir tant d&apos;&#xe9;preuves pour te reconstruire. ce n&apos;est pas en un an que l&apos;on peut refaire sa vie. certain n&apos;arrivent jamais &#xe0; la refaire d&apos;ailleurs. mais il y a tant de belles choses &#xe0; vivre et d&#xe9;couvrir. tu vas s&#xe9;cher tes larmes, mettre ta belle robe, celle qui te fait ressembler &#xe0; une princesse, et retrouver ton beau sourire. enfin.&lt;br /&gt;te souviens-tu de nos rires ? toutes les b&#xea;tises que nous faisions ensemble. oh, rien de bien grave mais &#xe7;a nous a cr&#xe9;&#xe9; tant de probl&#xe8;mes. nous &#xe9;tions ins&#xe9;parables. et les ann&#xe9;es ont pass&#xe9;. nous avons &#xe9;volu&#xe9; diff&#xe9;rement mais nous sommes toujours retrouv&#xe9;s. je reste persuad&#xe9; qu&apos;un jour, nous finirons ensemble. moi le r&#xea;veur, toi la malicieuse. &lt;br /&gt;et l&#xe0;, &#xe0; cet instant, nous serons enfin. heureux. indestructibles.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 22 Dec 2008 04:30:00 GMT</pubDate></item><item><title>_ensemble</title><dc:creator>_sophie</dc:creator><link>http://twentythreehours.canalblog.com/archives/2008/06/17/11830974.html</link><comments>http://twentythreehours.canalblog.com/archives/2008/06/17/11830974.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://twentythreehours.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/11830974/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://twentythreehours.canalblog.com/archives/2008/06/17/11830974.html</guid><description>&lt;p&gt;Elle remet ses cheveux en place d&apos;un geste brusque puis file &#xe0; toute vitesse. Elle sera en retard, une fois de plus. Ils l&apos;attendent d&#xe9;j&#xe0; en racontant des b&#xea;tises. Elle, est dans le bus, s&apos;impatientant car il n&apos;avance pas assez vite. Elle imagine d&#xe9;j&#xe0; la soir&#xe9;e, pass&#xe9;e au milieu des &#xe9;clats de rire. Il n&apos;y a encore rien de pr&#xe9;vu mais elle sait qu&apos;ils passeront un bon moment, comme toujours. Elle les connait si bien. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Elle arrive enfin, ils l&apos;acceuillent avec des applaudissements. Un bisou sur chaque joue.&lt;br /&gt;Des excuses, ce n&apos;est pas de sa faute. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le temps passe trop vite, encore plus en leur compagnie. Les heures d&#xe9;filent, ils rient, se confient, chahutent, chantent en plein milieu de la rue, sans aucune honte.&lt;br /&gt;Chacun profite de ces d&#xe9;licieuses minutes. Chacun a conscience que c&apos;est l&apos;un des derniers moments tous ensemble. Bientot, tout&lt;br /&gt;&#xe7;a sera finit, chacun partira de son c&#xf4;t&#xe9;. Se souvenant de ces douces soir&#xe9;es qu&apos;ils se rem&#xe9;moreront toute leur vie. Ensemble,&lt;br /&gt;tout est possible.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Merci pour ces moments l&#xe0;.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 17 Jun 2008 03:57:00 GMT</pubDate></item><item><title>_elle</title><dc:creator>_sophie</dc:creator><link>http://twentythreehours.canalblog.com/archives/2008/05/21/11830972.html</link><comments>http://twentythreehours.canalblog.com/archives/2008/05/21/11830972.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://twentythreehours.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/11830972/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://twentythreehours.canalblog.com/archives/2008/05/21/11830972.html</guid><description>&lt;p&gt;Aujourd&apos;hui, elle sait que ce sera une belle journ&#xe9;e. Elle s&apos;est r&#xe9;veill&#xe9;e au moment m&#xea;me o&#xf9; le soleil a d&#xe9;voil&#xe9; ses premiers rayons. Les yeux fatigu&#xe9;s par le sommeil, elle a cherch&#xe9; ses lunettes &#xe0; tatons. Elle a fil&#xe9; &#xe0; la douche, en &#xe9;vitant scrupuleusement de se regarder dans le miroir -elle n&apos;aime pas sa t&#xea;te le matin-. Le robinet d&apos;eau chaude tourn&#xe9; au maximum, elle a pens&#xe9; aux milles et unes choses &#xe0; accomplir. Les gouttes ont ruissel&#xe9; de ses cheveux, la fesant fr&#xe9;mir. Puis elle a enfil&#xe9; en vitesse son petit haut &#xe0; pois, son jean f&#xe9;tiche et ses ballerines qui la font virevolter.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 21 May 2008 03:53:00 GMT</pubDate></item><item><title>_spinach pastas</title><dc:creator>_sophie</dc:creator><link>http://twentythreehours.canalblog.com/archives/2008/03/15/8332326.html</link><comments>http://twentythreehours.canalblog.com/archives/2008/03/15/8332326.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://twentythreehours.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/8332326/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://twentythreehours.canalblog.com/archives/2008/03/15/8332326.html</guid><description>&lt;p&gt;1, 2, 3.&lt;br /&gt;Les rires fusent. La m&#xe9;lancolie s&apos;efface peu &#xe0; peu. Les regards se font discrets, timides. La nuit commence &#xe0; tomber. Les notes s&apos;envolent une &#xe0; une. On entend les chiens aboyer dans le lointain. La petite maison adoss&#xe9;e &#xe0; la colline a bien chang&#xe9;. Ca fait combien de temps d&#xe9;j&#xe0; ? 8 ans ? Ah non, peut &#xea;tre 10. Le temps passe tellement vite. Les souvenirs restent grav&#xe9;s dans la m&#xe9;moire. L&apos;odeur des gateaux de mamie resurgit tout &#xe0; coup.&lt;br /&gt;Les rires des petits cousins viennent buter dans nos oreilles. Et l&apos;on se rem&#xe9;more les bons moments. Les cavalcades autour de la grande table pour savoir qui aurait droit au dernier cookie. Les disputes pour aller sur les genoux de papi. Les semaines de vacances &#xe0; jouer dans la sciure. Les chevreuils qui l&apos;ont allait g&#xea;ter, les yeux &#xe9;merveill&#xe9;s. Les soir&#xe9;es d&apos;&#xe9;t&#xe9; &#xe0; boire de l&apos;orangeade pour les petits et de la verveine pour les grands. La ceuillete des cerises du mois d&apos;aout et son concours de jet&#xe9; de noyaux. Les courses poursuites apr&#xe8;s le chat fac&#xe9;tieux. Les balades &#xe0; dos d&apos;&#xe2;ne chacun son tour. Les histoires de fant&#xf4;mes et pirates qui provoquent des cauchemards. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis les enfants ont grandit. Les visites se sont espac&#xe9;es. Chacun a cr&#xe9;&#xe9; sa propre famille tout en pensant parfois &#xe0; ses origines. Les petits enfants ont commenc&#xe9; &#xe0; envahir la maison et les rires &#xe0; s&apos;impr&#xe9;gner dans les murs. Il y a eu de nombreuses r&#xe9;unions de famille, plus joyeuses les unes que les autres. On a ressorti les&lt;br /&gt;albums photo, en les ponctuant de nouvelles images. Les souvenirs&amp;nbsp; se sont construits un &#xe0; un.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le vent commence &#xe0; souffler dans les pins. Grand m&#xe8;re frissone et Papi remonte son chale tomb&#xe9; sur ses &#xe9;paules d&apos;un air nostalgique. Un page se tourne. Demain, il sera grand temps de tirer un trait sur tout &#xe7;a. Et de vivre de nouvelles aventures, tous ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Citronnade.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 15 Mar 2008 14:21:00 GMT</pubDate></item><item><title>and then people leave.</title><dc:creator>_sophie</dc:creator><link>http://twentythreehours.canalblog.com/archives/2008/02/11/7908179.html</link><comments>http://twentythreehours.canalblog.com/archives/2008/02/11/7908179.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://twentythreehours.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/7908179/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://twentythreehours.canalblog.com/archives/2008/02/11/7908179.html</guid><description>&lt;p&gt;Et l&#xe0;.&lt;br /&gt;On s&apos;assoit sans bruit. En tentant de ne pas d&#xe9;ranger les personnes qui nous entourent. Qui sont, elles, absorb&#xe9;es par leurs pens&#xe9;es. Un &#xe0; un, tour &#xe0; tour, chacun s&apos;en va d&apos;un pas vif. Demain, tout cel&#xe0; ne sera qu&apos;un vague souvenir. Demain, le trait aura &#xe9;t&#xe9; tir&#xe9;. Les d&#xe9;s sont jet&#xe9;s. Une nouvelle vie s&apos;ouvre devant toi. Un nouveau tournant se d&#xe9;voile. La vraie vie t&apos;attend. Il va y avoir des moments difficiles pour sur, des tas de passages &#xe0; vide aussi. Mais vous vous en moquez, toi et tes illusions. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Assez jou&#xe9;, il est temps de partir.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 11 Feb 2008 01:03:27 GMT</pubDate></item><item><title>_green landscapes, white clouds.</title><dc:creator>_sophie</dc:creator><link>http://twentythreehours.canalblog.com/archives/2008/02/10/7904695.html</link><comments>http://twentythreehours.canalblog.com/archives/2008/02/10/7904695.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://twentythreehours.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/7904695/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://twentythreehours.canalblog.com/archives/2008/02/10/7904695.html</guid><description>&lt;p&gt;another year, another one. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;the previous one is now offline, thanks free.fr&lt;br /&gt;i though i wouldn&apos;t miss it but i actually do. i terribly miss writing. i need to write so much, it became vital for me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;another beginning, let&apos;s see what happens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;you already know what to do. have a cup of tea, some cookies and sit down next to the fire. welcome back :)&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 10 Feb 2008 19:38:00 GMT</pubDate></item><item><title>_le retour de Jean</title><dc:creator>_sophie</dc:creator><link>http://twentythreehours.canalblog.com/archives/2007/12/26/11830983.html</link><comments>http://twentythreehours.canalblog.com/archives/2007/12/26/11830983.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://twentythreehours.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/11830983/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://twentythreehours.canalblog.com/archives/2007/12/26/11830983.html</guid><description>&lt;p&gt;Ca y est j’suis arriv&#xe9;. J’suis arriv&#xe9; au paradis. C’est pas si terrible que &#xe7;a la mort en fait. Y avait des gens qui m’attendaient. J’l’ai ai pas tous r’connus. Un grand homme blond s’est approch&#xe9; en premier. La trentaine, avec comme un air de r’ssemblance. Avez-vous devin&#xe9; qui c’est ? Je vous l’donne en mille. C’est mon vrai p&#xe8;re. Mon g&#xe9;niteur. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Il est pas cens&#xe9; &#xea;tre parti &#xe0; 93 ans lui ? Ah ? Il est rest&#xe9; &#xe0; l’age de 27 ans, l’ann&#xe9;e o&#xf9; il a rencontr&#xe9; ma m&#xe8;re. L’&#xe9;t&#xe9; o&#xf9; ils m’ont con&#xe7;u. J’avais bien raison alors.&lt;br /&gt;Puis ma m&#xe8;re m’as pris dans ses bras. Elle, elle a 21 ans maintenant. L’age auquel elle a rencontr&#xe9; mon &#xab; faux &#xbb; p&#xe8;re. J’lui ai pardonn&#xe9;. Elle est morte seule. A l’age de 28 ans. Elle &#xe9;tait nourrice. Comme pour compenser l’absence d’un fils. L’absence de son fils. J’lui manquais tell’ment. Ah, si j’avais su. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Et j’ai aussi retrouv&#xe9; mon h&#xe9;ros. Lui, il est rest&#xe9; &#xe0; l’&#xe9;poque o&#xf9; il a &#xe9;t&#xe9; soldat. Ou plut&#xf4;t &#xe0; l’&#xe9;poque o&#xf9; il est rentr&#xe9; de la guerre. Quand il m’as vu pour la premi&#xe8;re fois. Il m’as prit dans ses bras. Ca m’as fait tell’ment de bien. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Quant &#xe0; moi, j’suis r’dev’nu minot. J’suis rev’nu au temps d’Josette. J’l’avais pas oubli&#xe9;e d’ailleurs. Elle est l&#xe0; aussi tiens. Elle se souvient d’moi. J’me rapp’llais m&#xea;me plus qu’j’&#xe9;tais son premier amour. Elle m’as aim&#xe9; comme une dingue . D’un amour comme c’est pas permis. Ah s’qu’on &#xe9;tait heureux. Elle a eu des m&#xf4;mes. Trois exactement. Mais elle &#xe9;tait pas heureuse. Elle leur donnait trop qu’elle m’as dit. Et elle pensait parfois &#xe0; moi. Souvent m&#xea;me. Elle a jamais pu m’oublier. Moi, et mon caract&#xe8;re qui l’aga&#xe7;ait parfois. &lt;br /&gt;Y a pas d’jours ni d’nuits au paradis. On a encore moins la notion du temps. Mais j’sais qu’on est &#xe9;norm&#xe9;ment ensemble. A s’parler. S’raconter nos vies. Et ressasser nos vieux souvenirs. On aurait pu passer not’ vie ensemble. Oui. On aurait pu avoir des gosses ensemble. Puis les voir grandir. Ensemble. Gr&#xe2;ce &#xe0; elle j’me s’rais p’t’&#xea;tre pas autant &#xe9;loign&#xe9; d’ma m&#xe8;re. Elle est si compatissante ma Josette. Elle trouve des excuses &#xe0; tout le monde. Alors nous maint’nant, on vit. C’est dans la mort qu’on est l’plus vivant. L’paradis, c’est bien. Il suffit de penser fort &#xe0; quelque chose pour l’avoir. Mais attention, il faut pas en d’mander trop. Sinon, &#xe0; la fin, la force s’&#xe9;puise. Et l&#xe0;, plus rien. L’paradis, c’est bien. On r’trouve tous les gens qu’on aime. Et tous les gens qu’on a aim&#xe9;. Ouai, c’est l’bonheur quoi. Puis, c’qu’est bien avec l’paradis c’est qu’il est diff&#xe9;rent pour tout l’monde. Par exemple, dans celui d’ma Josette y a pas mes parents mais y a pas les siens non plus. Elle les a pas connu. C’est &#xe7;a qui nous a rapproch&#xe9;s dans not’ jeunesse. Orphelins tous les deux. J’quitt’rais plus ma Josette, ni ma m&#xe8;re, ni mes 2 p&#xe8;res. On s’ra toujours ensemble. D’autres arriv’ront. Ca s’ra un cercle. Pas vicieux, non. Sans fin. Jusqu’&#xe0; l’infini. Pour toujours et &#xe0; jamais.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 26 Dec 2007 05:01:00 GMT</pubDate></item><item><title>_jean</title><dc:creator>_sophie</dc:creator><link>http://twentythreehours.canalblog.com/archives/2007/12/22/11830980.html</link><comments>http://twentythreehours.canalblog.com/archives/2007/12/22/11830980.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://twentythreehours.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/11830980/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://twentythreehours.canalblog.com/archives/2007/12/22/11830980.html</guid><description>&lt;p&gt;Moi, c’est Jean, la soixantaine bien portante, pas d’enfants, pas d’chien, pas d’femme pour m’faire chier non plus. Ah si, y a juste une gonzesse qui m’fait poireauter. J’suis qu’ un jouet pour elle. Mais &#xe0; vrai dire, &#xe7;a m’d&#xe9;plait pas tell’ment. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;J’ai pas eu une vie tr&#xe8;s passionnante. Petit, &#xe7;a a pas tout l’temps &#xe9;t&#xe9; tr&#xe8;s facile. J’suis n&#xe9; en 1915. Pendant la guerre. Manque de bol. Mon p&#xe8;re, le vrai, j’l’ai pas connu. Ma m&#xe8;re a jamais voulu m’le dire mais j’crois bien qu’c’&#xe9;tait un boche. Vous y croyez vous ? Pendant la guerre, ma m&#xe8;re qui fricote avec un all’mand. J’l’imagine en train de pactiser avec l’ennemi. D’tromper mon p&#xe8;re, celui qui m’a &#xe9;l&#xe9;v&#xe9; et qui m’as aim&#xe9;. Lui qui l’aimait tant. J’aime pas ma m&#xe8;re. J’l’ai jamais aim&#xe9; cette tra&#xee;tresse. Elle &#xe9;tait gentille pourtant. Comment elle pouvait certifier qu’l’homme qui m’r&#xe9;veillait chaque jour, celui qui m’as tout appris &#xe9;tait mon vrai p&#xe8;re ? Ma m&#xe8;re, elle &#xe9;tait chatain aux yeux verts, mon suppos&#xe9; p&#xe8;re brun aux yeux marrons. Et moi j’suis blond aux yeux bleus. Alors dites moi comment c’est possible. Ben c’est pas possible, justement. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;J’saurais jamais qui &#xe9;tait mon vrai p&#xe8;re. J’m’en fous en fait. Le faux &#xe9;tait une cr&#xe8;me. Difficile de faire mieux. C’que j’l’aimais mon p&#xe8;re. J’avais tell’ment d’admiration pour lui.&lt;br /&gt;Il m’aimait tell’ment. Il m’le montrait c’est &#xe7;a l’mieux. Y a pas beaucoup d’p&#xe8;res qui disent &#xe0; leurs m&#xf4;mes qu’ils les aiment. Mon p&#xe8;re, c’est mon h&#xe9;ros. Quand j’avais 4 ans, il est rentr&#xe9; d’la guerre. Ma m&#xe8;re s’en fichait un peu. Elle pensait sur’ment qu’son boche allait r’venir. J’esp&#xe8;re qu’il est mort, mais elle aura jamais &#xe9;t&#xe9; mise au courant. Dommage, j’aurais aim&#xe9; la voir chialer pour lui. Donc, j’disais, mon p&#xe8;re est rentr&#xe9; d’la guerre. C’&#xe9;tait un mardi apr&#xe8;s midi, un jour d’&#xe9;t&#xe9; ensolleill&#xe9;. Ca m’as tell’ment marqu&#xe9; qu’m&#xea;me si j’&#xe9;tait tout mino, j’m’en souviens encore. Il avait gard&#xe9; son uniforme de l’arm&#xe9;. Il &#xe9;tait arriv&#xe9; avec un avion miniature kaki. Comme ceux qu’j’voyais dans l’ciel en rentrant d’l’&#xe9;cole. J’lui avait saut&#xe9; dans les bras. J’&#xe9;tais pas timide en c’temps l&#xe0;, oh non. J’le connaissais pas mais y avait comme un lien. J’l’avais d’j&#xe0; vu sur les photos d’ma m&#xe8;re puis elle m’lisait ses lettres aussi. Alors &#xe7;a a &#xe9;t&#xe9; instinctif. Jusqu’&#xe0; mes 10 ans j’ai &#xe9;t&#xe9; heureux. Mes parents s’aimaient. J’crois qu’ils f’saient semblant. Y a des signes qui trompent pas. Mais &#xe7;a non plus j’le saurais jamais. J’pr&#xe9;f&#xe8;re m’dire qu’mon p&#xe8;re &#xe9;tait heureux lui. Il l’m&#xe9;ritait. Puis un jour, j’rentrais du coll&#xe8;ge et ma m&#xe8;re m’attendait. J’ai tout d’suite compris qu’y avait un truc qui clochait. On est rentr&#xe9;s &#xe0; la maison. La voisine &#xe9;tait pas l&#xe0; . Chose encore plus inhabituelle. Elle m’as annonc&#xe9; qu’mon p&#xe8;re &#xe9;tait parti. Tu&#xe9; en s’occupant du champ. J’ai rien dit. J’voulais pas y croire. Mon h&#xe9;ros, la personne que j’aimais le plus qui me quittait. J’suis all&#xe9; aux champs. Y avait plus not’ machine bleue. Et l’lend’main &#xe0; l’&#xe9;cole, les copains &#xe9;taient plus les m&#xea;mes. C’est l&#xe0; qu’j’ai r&#xe9;alis&#xe9;. Pour moi, il &#xe9;tait toujours vivant. Il l’est encore maint’nant d’ailleurs. Tant qu’les souv’nirs seront l&#xe0;, il s’ra l&#xe0;. Puis ma m&#xe8;re a trouv&#xe9; un autre homme. Il &#xe9;tait pas m&#xe9;chant. Mais j’l’aimais pas. Apr&#xe8;s un p&#xe8;re comme l’mien, difficile &#xe0; trouver un autre. On s’parlait d’temps en temps. Mais ma m&#xe8;re, j’voulais plus. J’avais plus b’soin de jouer puisqu’mon p&#xe8;re &#xe9;tait plus l&#xe0;. J’suis parti aux &#xe9;tudes et j’suis rentr&#xe9; d’moins en moins souvent. Puis plus du tout. J’&#xe9;tais bien dans ma vie d’&#xe9;tudiant. J’avais mon p’tit confort. Puis y a eu Josette. Qu’est c’qu’on s’est aim&#xe9;s. C’&#xe9;tait beau c’temps l&#xe0;. Les balades en bord de Seine, les pique-niques en for&#xea;t, les balades &#xe0; bicyclette. Et not’ amour s’est estomp&#xe9;. On &#xe9;tait jeunes. On avait 20 ans. Elle a rencontr&#xe9; quelqu’un d’autre. J’lui en ai pas voulu. L’principal pour moi c’&#xe9;tait qu’elle soit heureuse. Avec ou sans moi. Eh ben &#xe7;a a &#xe9;t&#xe9; sans moi. J’ai v&#xe9;cu ma p’tite existence. J’suis parti dans l’Sud, j’en avais marre d’l’air de la capitale. J’suis d’venu employ&#xe9; dans un bureau d’poste. Puis y a encore eu la guerre. J’ai &#xe9;t&#xe9; r&#xe9;quisitionn&#xe9; pour partir au combat. J’me voyais mal tuer quelqu’un. Moi qu’avais toujours &#xe9;t&#xe9; contre la violence. Mais y a bien fallut qu’je d&#xe9;fende. Fallait bien qu’j’pr&#xe9;serve ma vie. Et la guerre s’est termin&#xe9;e. J’ai r’pris ma vie &#xe0; r&#xe9;ceptionner l’courrier. J’aimais bien &#xe7;a. Des fois, y avait des p’tits mots &#xe9;crits sur les env’loppes. Ils &#xe9;taient pas pour moi sp&#xe9;cial’ment mais pour le postier qui s’occup’rait d’la lettre. Alors &#xe7;a m’fesait sourire et j’les &#xe9;crivait dans un p’tit cahier. Faudrait qu’j’le r’trouve d’ailleurs. Maint’nant, j’suis en r’traite. J’aurais jamais d’enfants, c’est trop tard maint’nant. J’en souffre pas trop. C’qui m’emb&#xea;te c’est juste que notre famille s’&#xe9;teint avec moi. J’suis fils unique. C’que je sais pas, c’est que demain on frapp’ra &#xe0; ma porte. Un homme blond avec des yeux bleus. Avec le m&#xea;me nez que moi. Il viendra m’annoncer que mon p&#xe8;re est mort. A l’age de 91 ans. Cet homme avec cet air de r’semblance, &#xe7;a sera mon fr&#xe8;re. Il m’dira qu’il a eu 3 enfants. J’mourrais &#xe0; mon tour 2 ans plus tard. Heureux d’ avoir finalement connu cette famille que je ha&#xef;ssais tant. Heureux de savoir qu’mon vrai p&#xe8;re &#xe9;tait quand m&#xea;me quelqu’un de bien. Et enfin heureux. J’aurais jamais revu ma m&#xe8;re. Mais il n’est jamais trop tard.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 22 Dec 2007 05:00:00 GMT</pubDate></item><item><title>_la place du village</title><dc:creator>_sophie</dc:creator><link>http://twentythreehours.canalblog.com/archives/2007/05/15/11830978.html</link><comments>http://twentythreehours.canalblog.com/archives/2007/05/15/11830978.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://twentythreehours.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/11830978/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://twentythreehours.canalblog.com/archives/2007/05/15/11830978.html</guid><description>&lt;p&gt;De mon temps, les jeunes filles mettaient des heures &#xe0; se pomponner. Les jeunes hommes les invitaient au bal, prenant soin de demander la permission &#xe0; leur p&#xe8;re. Celui-ci h&#xe9;sitait parfois, ayant peur que sa fille ne lui &#xe9;chappe. Le samedi soir, tout le village rev&#xea;tait robes et costumes de f&#xea;te. Les guirlandes venaient envahir les arbres de la place du march&#xe9; et le groupe local fesait danser&lt;br /&gt;tout ce petit monde au son des violons et accord&#xe9;ons. Les jupes virevoltaient gr&#xe2;ce aux pas enjou&#xe9;s des couples timides. Les parents surveillaient d&apos;un oeil amus&#xe9;.&lt;br /&gt;On papotait autour d&apos;un verre de vin &#xe0; propos de tout. &lt;br /&gt;Les comm&#xe9;rages allaient &#xe0; bon train. -Et comment va la jambe de M&apos;dame Chernil ? Oh, vous savez la derni&#xe8;re ? La petite du notaire s&apos;est enfuie avec le fils du garagiste ! Non mais vraiment, quelle honte ! Faire &#xe7;a &#xe0; ses parents, c&apos;est inadmissible !-&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les gar&#xe7;ons ramenaient galament leur dulcin&#xe9; &#xe0; leur p&#xe8;re; certains osant m&#xea;me leur donner un dernier baiser sous le porche. La demoiselle se d&#xe9;p&#xea;chait de rentrer en fesant le moins de bruit possible pour ne pas r&#xe9;veiller toute la maisonn&#xe9;. Dur &#xe0; faire avec les&lt;br /&gt;grincements des marches d&apos;escaliers. Elles s&apos;endormaient en repenssant &#xe0; leur charmante soir&#xe9;e. Certaines avaient rencontr&#xe9; celui qui, plus tard deviendrait leur mari.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Oh, que j&apos;aimerais retrouver la magie de mes vingt ans.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 15 May 2007 03:58:00 GMT</pubDate></item></channel></rss>